La journée Internationale des droits des femmes au lycée Eugène Montel, le 8 mars 2017

Zéro Macho au lycée Montel

La dépêche du Midi - Publié le 15/03/2017 à 03:53, Mis à jour le 15/03/2017 à 08:42

 

Mercredi 8 mars marquait la Journée internationale des droits de la femme. Le lycée des métiers Eugène-Montel a souhaité, pour l'occasion, mettre en avant les adolescentes présentes dans l'établissement.

«Elles ne représentent que 3 % des élèves. Ce qui est bien peu. Nous nous battons pour une plus grande mixité», explique Frédérique Franqui, conseillère principale d'éducation. «Dans le cadre du Comité d'Éducation à la Santé et à la Citoyenneté (CESC), nous avons proposé un théâtre forum aux élèves.»

L'intervention d'associations a permis à six lycéennes, en classe de seconde et de 3e préparatoire à l'enseignement professionnel de se mettre en scène. Le thème choisi, la relation consentie. La période de l'adolescence est propice à ce sujet.

Le Mouvement du Nid notamment, lutte contre les violences faites aux femmes. Elle incite les jeunes à devenir acteurs et actrices de leurs vies. Le but est d'amener à la réflexion critique, la capacité à exprimer ses opinions et ses sentiments. Sans oublier, la compréhension de ses émotions, l'estime de soi et le respect d'autrui. ZéroMacho, est une organisation masculine, qui se bat pour l'égalité femmes-hommes et contre la prostitution.

«Les filles étaient très à l'aise et ont eu une grande liberté lors de la présentation de leurs saynètes. Cela montre leur bonne intégration dans le lycée», poursuit Frédérique Franqui.

Aussi, les garçons, le temps d'un instant se sont mis dans la peau d'une femme. «Il est dommage de devoir mettre en avant des clichés», confie Sarah, élève de seconde bac professionnel. «Je suis timide, il est vrai. Mon intégration, dans le lycée, s'est très bien passée.»

L'association, Du côté des femmes 31 est également intervenue. Elle mène des actions contre la violence faites aux femmes ainsi qu'en faveur de l'égalité entre femmes et hommes.

D'ici, peu des juristes interviendront dans les classes. Ils feront un rappel de la loi sur la violence faite aux femmes, verbales et ou physiques.

S. G., La Dépêche du Midi

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par Nicole Girard le 15 mars 2017 à 14:34

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